Emmanuel Macron a convié Donald Trump à assister au défilé du 14 juillet

Les deux hommes se sont entretenus mardi au téléphone. Le président français a invité son homologue américain au défilé du 14 juillet. Une “réponse commune” à la situation en Syrie a aussi été évoquée.

Les relations franco-américaine s’adoucirait-elle ? Emmanuel Macron a convié, lors d’un entretien téléphonique mardi, Donald Trump et son épouse Melania à assister au défilé du 14 juillet à Paris. Le président américain lui a répondu qu’il allait “examiner la faisabilité” de ce déplacement.

Le chef de l’État français “a renouvelé son invitation au président Trump et à son épouse de venir assister au défilé du 14 juillet”, qui célébrera “les 100 ans de l’entrée en guerre des États-Unis aux côtés des troupes françaises pendant la Première Guerre mondiale”.

La présence du président américain place de la Concorde pour le traditionnel défilé militaire du 14 juillet serait un nouveau coup d’éclat diplomatique pour Emmanuel Macron après le sommet qu’il avait organisé avec le président russe Vladimir Poutine le 29 mai à Versailles.

“Make our planet great again”

Les relations entre les dirigeants français et américain ont été jusqu’à présent rugueuses, Emmanuel Macron défiant son homologue américain qui a décidé de sortir de l’accord de Paris sur le climat en parodiant son slogan de campagne par cet appel: “Make our planet great again” (rendez sa grandeur à notre planète).

Le président français avait aussi fait couler beaucoup d’encre en résistant à la poignée de main virile de Donald Trump lors d’une rencontre en marge d’un sommet de l’Otan, le 25 mai, à Bruxelles.

Macron et Trump prêts à “une réponse commune en cas d’attaque chimique”

Les présidents français et américain Emmanuel Macron et Donald Trump ont aussi souligné “la nécessité de travailler à une réponse commune en cas d’attaque chimique en Syrie”, a annoncé l’Élysée.

Cette déclaration intervient alors que les États-Unis ont accusé lundi soir le régime syrien de Bachar al-Assad de préparer une nouvelle attaque chimique, et se sont dits prêts à riposter comme ils l’avaient fait après une attaque chimique présumée à Khan Sheikoun (nord) qui a fait au moins 88 morts début avril.

L’avertissement américain a été motivé par une activité suspecte sur la base aérienne syrienne d’où était partie la précédente attaque, selon le Pentagone. Interrogé mardi midi sur le fait de savoir si la France disposait d’informations similaires, le quai d’Orsay n’avait pas répondu.

En avril, le président Trump avait organisé des frappes de représailles dans la nuit du 6 au 7 avril sur une base aérienne du régime de Damas. Et ce sans en avertir la France, selon une source diplomatique.

Le renoncement d’Obama

En août 2013, une attaque aux armes chimiques près de Damas qui avait fait plus de 1.400 morts selon le renseignement américain, avait failli déclencher une intervention militaire conjointe américaine et française, au titre de la “ligne rouge” tracée par de Barack Obama.

Mais le président américain de l’époque avait renoncé au dernier moment, préférant sceller un accord avec Moscou de démantèlement de l’arsenal chimique syrien. Paris en avait conçu une amertume durable contre son allié américain.

Recevant fin mai le président russe Vladimir Poutine à Versailles Emmanuel Macron avait repris ce principe de ligne rouge et affirmé que Paris répliquerait, y compris seul, en cas d’attaque chimique avérée.

Donald Trump pas diplomate…

M6.info
Le 29 juin 2017

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