Guinée : malgré des progrès, des lacunes subsistent dans la lutte contre l'impunité, selon l'ONU

22 mars 2017 – Le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux droits de l'homme, Andrew Gilmour, a présenté mercredi au Conseil des droits de l'homme le rapport du Haut-Commissaire sur la situation en Guinée, soulignant les lacunes qui subsistent dans la lutte contre l'impunité.

 

Dans son exposé, M. Gilmour a salué la coopération du gouvernement guinéen avec le bureau du Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH) sur le terrain. Cette coopération a abouti à d'importants avancées en termes de respect des droits de l'homme, a-t-il dit, citant notamment l'adoption d'un Code pénal et d'un Code de procédure pénale révisés « qui inclut la criminalisation de la torture et l'abolition de la peine de mort », ou encore les efforts déployés dans le domaine de la justice transitionnelle et de la réconciliation nationale.

 

Le Sous-Secrétaire général s'est également réjoui des arrestations de responsables impliqués dans les atrocités commises le 28 septembre 2009 à Conakry, qualifiant d'étape « cruciale » l'extradition à la mi-mars par le Sénégal d'Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba. Ce militaire guinéen a été inculpé de plusieurs chefs liés au massacre de plus de 150 opposants en 2009 qui s'opposaient au maintien au pouvoir de Dadis Camara dans un stade de la capitale guinéenne.

 

Malgré ces arrestations et l'engagement du gouvernement de lutter contre l'impunité, M. Gilmour a constaté que des lacunes subsistent dans la réponse apportée à de nombreuses affaires de violations des droits de l'homme, comme l'illustre le faible nombre de poursuites des auteurs présumés de crimes contre l'humanité commis le 28 septembre 2009.

 

Les auteurs de violations des droits de l'homme bénéficient de cette impunité, en particulier lorsqu'il s'agit d'agents des forces de sécurité ou de défense. Selon le Sous-Secrétaire général, cette impunité conduit parfois à une méfiance de la population à l'égard du système judiciaire guinéen.

 

M. Gilmour a également exprimé les préoccupations du HCDH quant à la transparence dans la gestion des ressources minérales, la protection de l'environnement dans les zones d'extraction minière, les allégations d'arrestations et de détentions arbitraires, ou encore de recours excessif à la force par les services de 22 mars 2017 – Le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux droits de l'homme, Andrew Gilmour, a présenté mercredi au Conseil des droits de l'homme le rapport du Haut-Commissaire sur la situation en Guinée, soulignant les lacunes qui subsistent dans la lutte contre l'impunité.

 

Dans son exposé, M. Gilmour a salué la coopération du gouvernement guinéen avec le bureau du Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH) sur le terrain. Cette coopération a abouti à d'importants avancées en termes de respect des droits de l'homme, a-t-il dit, citant notamment l'adoption d'un Code pénal et d'un Code de procédure pénale révisés « qui inclut la criminalisation de la torture et l'abolition de la peine de mort », ou encore les efforts déployés dans le domaine de la justice transitionnelle et de la réconciliation nationale.

 

Le Sous-Secrétaire général s'est également réjoui des arrestations de responsables impliqués dans les atrocités commises le 28 septembre 2009 à Conakry, qualifiant d'étape « cruciale » l'extradition à la mi-mars par le Sénégal d'Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba. Ce militaire guinéen a été inculpé de plusieurs chefs liés au massacre de plus de 150 opposants en 2009 qui s'opposaient au maintien au pouvoir de Dadis Camara dans un stade de la capitale guinéenne.

 

Malgré ces arrestations et l'engagement du gouvernement de lutter contre l'impunité, M. Gilmour a constaté que des lacunes subsistent dans la réponse apportée à de nombreuses affaires de violations des droits de l'homme, comme l'illustre le faible nombre de poursuites des auteurs présumés de crimes contre l'humanité commis le 28 septembre 2009.

 

Les auteurs de violations des droits de l'homme bénéficient de cette impunité, en particulier lorsqu'il s'agit d'agents des forces de sécurité ou de défense. Selon le Sous-Secrétaire général, cette impunité conduit parfois à une méfiance de la population à l'égard du système judiciaire guinéen.

 

M. Gilmour a également exprimé les préoccupations du HCDH quant à la transparence dans la gestion des ressources minérales, la protection de l'environnement dans les zones d'extraction minière, les allégations d'arrestations et de détentions arbitraires, ou encore de recours excessif à la force par les services de sécurité.

 

Nations-unies

 

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