Journée internationale de la femme du 8 mars : regards croisés de Sanaba Kaba, ministre de l'action sociale...

Conakry, le 5 Mars 2017 – A quelques jours du 8 Mars 2017, date de célébration de la Journée Internationale de la Femme, nous vous proposons une série de portraits et de témoignages de femmes de notre pays. Elles sont Ministre, Agricultrice, Journaliste, Mareyeuse, Elève, et s’investissent quotidiennement sur les plans social, économique et tant d’autres pour l’édification d’une nation guinéenne forte et unie.

 

Que représente cependant concrètement cette célébration pour elles ? Quel regard portent-elles sur la condition de la femme dans notre pays ? Dans ce numéro, nous nous sommes intéressés à deux femmes Sanaba Kaba, Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance et Aissatou Hawa Kaba Bah, Gendarme.

 

Sanaba Kaba, Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance  :

 

« Comme vous le savez, le 8 mars est consécutive à la révolte des femmes pour réclamer l’amélioration de leur condition de vie dans la société et dans leur milieu de travail. Cette célébration est une réaffirmation de l’engagement de tous les Etats membres des Nations-Unies aux différentes conventions relatives au respect des droits des femmes.

 

J’ai une double responsabilité quand on parle de l’émancipation des femmes. En plus d’être femme, je suis aussi la Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance. Ce qui traduit également un double engagement de ma part. Je m’investis ardemment pour l’émancipation de la femme. Par exemple, au sein du ministère, 80% des postes à responsabilité est confié à des femmes. Pour moi, c’est un message très important. Au niveau de notre cabinet ministériel, de nos directions et services déconcentrés, vous pouvez constater une présence prédominante des femmes.

 

Plus loin, je puis affirmer que la collaboration entre notre département et les autres départements se passe assez bien. Au niveau de la société civile, la collaboration est également très franche entre nous et les femmes activistes. Nous nous sentons entièrement responsable de leur émancipation et toutes les fois que le besoin se fait sentir, nous sommes présents et les accompagnons. L'inverse aussi est vrai. Nous n’hésitons pas à aller vers elles parce que nous avons confiance en elles. Plus nous serons nombreuses à nous investir dans ce domaine, plus nous trouverons solution à nos problèmes.

 

Une autre manière pour moi de m’investir pour la femme guinéenne est de se mettre toujours à la place d’une autre femme : ce qui ne me  convient pas en tant que femme, je m’investis pour ne pas que d’autres femmes en soient sujettes dans leur vie. Dans la famille, j’assume d’abord ma responsabilité de femme au foyer et de mère, puis celle de ministre en charge des question de femmes.

 

En définitive, j’inviterai toutes les femmes de Guinée à comprendre que ce pays ne peut se développer sans les 52% de la population que nous représentons. Pour atteindre les objectifs de développement et aller vers l’émergence, notre implication doit être forte surtout dans l’Education. Je pense que cela est indispensable. C’est aussi pour cela que le Président de la République a dédié son mandat aux jeunes et aux femmes. Ce qui, pour moi c’est une responsabilité et nous devons nous y investir pour la consolidation de la paix, dans la prévention des conflits, la consolidation de l'unité nationale et à plus de fraternité. »

Extrait vidéo à lire ici

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Aissatou Hawa Kaba Bah, Gendarme

 

« Le 8 Mars représente une date historique pour nous les femmes. Elle advient suite à une grève de femmes pour réclamer leurs droits et une certaine égalité entre hommes et femmes. Actuellement, je pense que notre lutte a quelque peu mené à bout puisque nous rencontrons dans différents pays des femmes présidentes, ministres, ou encore des femmes qui occupent des postes de responsabilité même au sein des Nations Unies.

 

Au sein de la gendarmerie, les femmes ne sont plus reléguées au second plan.  Elles occupent même des positions importants. C’est le cas par exemple à Yimbaya où nous avons une femme qui est Commandant-adjointe ; à Entag nous avons une autre qui est Commandant et à la Belle vue également. Au niveau des brigades de recherche, nous avons des femmes qui sont des Officiers de Police Judiciaire. Aussi, nous avons une importante représentativité de femmes de la gendarmerie à l’extérieur notamment dans les missions de maintien de paix des Nations Unies où 65 d’entre elles viennent d’être recrutées pour des zones difficiles comme au Rwanda, le Burundi, le Congo etc.

 

Pour terminer, le message que j’ai à lancer aux femmes, plus précisément aux femmes des forces de défense de sécurité, sachant que nous luttons pour une certaine égalité, est d’accepter de se former afin d'atteindre nos objectifs. Je souhaite bonne fête à toutes les femmes du monde précisément à celle de ma chère Guinée. »

 

Extrait vidéo à lire ici

 

La Cellule de Communication du Gouvernement
Le 5 mars 2017

 

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