Méditerranée: au moins 54 morts et 10.000 migrants secourus en 4 jours

La crise migratoire continue avec la même intensité: environ 10.000 migrants ont été secourus de mercredi à samedi au large de la Libye tandis qu'au moins 54 autres sont morts en mer pendant ces quatre jours, selon les gardes-côtes italiens et libyens.

Samedi, l'armée tunisienne également secouru 126 migrants d'Afrique subsaharienne partis de Libye dans l'espoir de gagner l'Italie, à bord d'une embarcation en détresse au large de Ben Guerdane, près de la frontière libyenne.

Vendredi, plus de 1.230 personnes avaient été récupérées par des navires libyens et reconduits à Tripoli ou à Sawiya, tandis que les 2.200 autres l'ont été par des navires militaires ou commerciaux coordonnés par les gardes-côtes italiens et devaient être conduits en Italie. Les gardes-côtes italiens ont aussi fait état de 10 personnes retrouvées mortes lors de ces opérations, sans préciser dans quelles circonstances.

Un flux continu 

Les jours précédents, les gardes-côtes italiens et libyens avaient fait état de 44 autres corps retrouvés sans vie, dont 35 après qu'une grosse vague a jeté des centaines de migrants à l'eau mercredi. Les secours redoutaient aussi des disparus dans plusieurs de ces incidents.

Si le flux des arrivées en Italie reste important, la vague de ces derniers jours n'a rien d'exceptionnel: fin mai 2016, plus de 13.000 personnes avaient été secourues en 5 jours, tandis que plus d'un millier d'autres avaient trouvé la mort. Tous veulent à tout prix éviter de retourner en Libye, où beaucoup de migrants subissent extorsions, violences, viols, tortures et meurtres.

Débarquements interdits en Sicile pour le G7

Dans les ports du sud de l'Italie, la journée a été chargée vendredi et les débarquements se sont poursuivis samedi. Le Phoenix de l'ONG maltaise Moas est ainsi arrivé à Crotone (sud) avec à son bord près de 600 migrants et les corps de la plupart des victimes de mercredi.
    
En raison du sommet du G7 à Taormina, en Sicile, les débarquements ont été interdits toute la semaine dans l'île, ce qui a rallongé de 24 heures le trajet des navires de secours vers l'Italie et retardé leur retour sur la zone des secours, où il a fallu faire appel à de nombreux navires commerciaux.
    
Or ces navires ne sont pas équipés pour les secours, et n'ont pas à bord les vivres, l'eau ou les sanitaires pour transporter des centaines de personnes pendant 48 heures.

BFMTV
Le 27 mai 2017

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