Jacob Zuma est de nouveau devant la justice sud-africaine. C’était à Pretoria jeudi 13 décembre. C’est la cinquième fois cette année. L’ancien président, qui a démissionné en février, est cité dans plusieurs affaires de corruption et de détournement de fonds. La plus connue d’entre-elles, la signature d’un contrat d’armement avec le géant français Thalès en 1999. Jusque-là, c’est l’État qui payait ses nombreux frais juridiques. La justice a renversé la décision : Jacob Zuma devra maintenant payer ses frais juridiques de sa poche.

 

C’est une défaite de plus pour Jacob Zuma. L’ancien président comparaîtra l’an prochain dans l’affaire des « spy tapes », ce contrat litigieux signé avec Thalès il y a presque 20 ans.

 

Mais cette fois-ci le président devra prendre en charge lui-même les frais d’honoraires de ses avocats. Les partis d’opposition, l’Alliance démocratique et l’EFF, ont obtenu ce qu’ils voulaient : que l’argent du contribuable ne serve plus à défendre Jacob Zuma.

 

Selon leurs estimations, les frais juridiques de l’ancien président se situent entre 1 et 3 millions d’euros. Le procureur général est lui chargé d’enquêter. Quelle est la somme totale qui a été dépensée pour défendre Jacob Zuma ? Et comment l’État peut-il se faire rembourser cette somme ? Cette dernière question est délicate.

 

Jacob Zuma lui-même a annoncé ne pas avoir les moyens financiers de se défendre. Mais ce serait mal le connaître que de le voir accepter cette décision. Selon les observateurs, son équipe devrait probablement faire appel. Mais avec un budget limité, les actions en justice seront elles aussi limitées.

RFI
Le 14 décembre 2018

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