Au Yémen, la contestation s’étend

De violents heurts ont éclaté jeudi 17 février 2011 à Sanaa et à Aden lors de manifestations contre le régime du président Ali Abdallah Saleh faisant au moins un mort dans la capitale, et au moins quatre morts à Aden. A Sanaa, la capitale, au 7e jour de la contestation estudiantine contre le président quelque 2 000 manifestants ont été attaqués dès leur sortie du campus de l'Université par des partisans du parti présidentiel. La tension restait vive dans la soirée où des tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers.

Avec notre correspondante à Sanaa, Charlotte Velut

Pas de manifestations, mais une bataille de rue aujourd’hui dans à Sanaa. Une première depuis le début des rassemblements populaires qui agitent le pays depuis plusieurs semaines. Face à face, les pro et antigouvernementaux , au total environ 500 personnes.

Les violences ont commencé vers 11 heures ce jeudi matin 17 février, quelques poubelles incendiées de chaque côté en signe de protestation, puis des jets de pierre et des tirs en l’air à balle réelle. Des violences qui ont fait au moins 25 blessés.

« Je sors juste de mon examen et je suis venu pour demander le changement du système de mon pays. Regarde, mon sac est plein de diplômes, de quoi ai-je besoin en plus pour avoir un travail ? Ça fait deux ans que je cherche, il n’y en a pas », explique Ajem, étudiant à l’université de Sanaa.

Si à Sanaa, les mouvements de protestations changent de forme, ils ne prennent pas encore d’ampleur. A Taizz en revanche, dans le centre du pays, les rangs des antigouvernements grossissent de jour en jour. Ce jeudi, ils étaient près de 10 000 à défiler pacifiquement à proximité du palais présidentiel.

 

RFI


Écrire commentaire

Commentaires: 0