L’ancien directeur général des douanes, poursuivi dans une affaire de détournement présumé de 800 milliards, incarcéré puis libéré en catimini il y a moins d’un mois, sans procès ni la moindre explication, se retrouve déjà sur le terrain, engagé dans la campagne du candidat Mamadi Doumbouya.
Pendant ce temps, d’autres accusés, dont la CRIEF peine à établir la culpabilité depuis plus de trois ans dans des affaires pourtant similaires, continuent de croupir en prison, injustement et illégalement.
Voilà le drame de la transition guinéenne : une démonstration éclatante de l’enterrement de la justice et de l’État de droit. On ne peut jamais espérer une paix durable, une stabilité politique réelle ni un développement économique continu dans un État qui tourne le dos à ce qui devrait constituer sa force première : la JUSTICE. Une justice forte, crédible et véritablement indépendante.
Désormais, il ne fait plus aucun doute que nombre d’hommes qui composent l’institution judiciaire guinéenne ont fini par vendre leur âme, renonçant à obéir à la loi pour se soumettre au CNRD.
Mais une chose est certaine : viendra le jour où chacun d’eux sera confronté à ses responsabilités. Ils seront, à leur tour, jugés et condamnés par le peuple et par l’Histoire, qui les reléguera sans ménagement aux pages les plus sombres de la magistratureguinéenne.
C'est triste pour la Guinée 😭
Anonymous 1er, l’autre citoyen indigné qui vient de se réveiller dans la presqu'île de Kaloum

Écrire commentaire