Cela constitue, à l’évidence, un nouveau signal inquiétant. La zone concernée du camp Samory est strictement interdite d’accès et de passage aux civils. Les conteneurs qui s’y trouvent ne renferment que des stocks de ravitaillement destinés à des officiers corrompus, ceux-là mêmes qui ont fait retirer les vivres aux soldats tout en continuant, pour leur propre compte, à s’approvisionner abondamment en denrées alimentaires : riz, huile, oignons, tomates, entre autres.
Aucun civil n’a accès à cette partie du camp. Personne n’y circule, hormis les militaires. C’est également dans cet espace que ces derniers stationnent leurs véhicules. Les deux voies d’accès, délimitées par la mer, sont en permanence bloquées et surveillées par des sentinelles de sécurité, 24h/24.
Dans ces conditions, l’incendie survenu dans un espace aussi hermétiquement contrôlé soulève de sérieuses interrogations quant à son origine et à sa signification.
Anonymous 1er, l'autre citoyen indigné qui vient de se réveiller dans la presqu'île de Kaloum

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