HADJ 2026 : après l’article sur le scandale des pèlerins recalés, voici le document de la Présidence qui rappelle le Secrétariat général des Affaires religieuses à l’ordre
Quelques jours après les révélations sur la situation des nombreux pèlerins recalés du HADJ 2025, la Présidence de la République avait déjà pris les mesures à travers un courrier officiel adressé au Secrétariat général des Affaires religieuses.
Un document qui confirme désormais l’existence d’instructions présidentielles concernant la prise en charge des fidèles victimes de cette crise.
Dans cette correspondance datée du 23 octobre 2025 et signée par le ministre secrétaire général de la Présidence, le chef de l’État demande que les pèlerins n’ayant pas pu effectuer le HADJ 2025 soient intégrés dans le quota du HADJ 2026.
Le document précise ainsi la répartition décidée :
600 places pour les officiels de la Présidence et du Gouvernement ;
500 places pour les citoyens issus des 33 villes et cités des Nations ;
416 places réservées aux pèlerins recalés.
La Présidence évoque un cumul global de 1 548 pèlerins concernés et invite le département des Affaires religieuses à prévoir un quota complémentaire de 10 000 places pour l’édition 2026.
Mais au-delà des chiffres, ce courrier vient surtout confirmer qu’au sommet de l’État, le dossier des pèlerins recalés est devenu une affaire sérieuse.
Car depuis plusieurs semaines, les victimes du HADJ 2025 dénoncent :
le silence des autorités,
l’absence de remboursement clair,
ainsi que des promesses restées sans suite.
Le même document invite également le département à engager les démarches relatives au coût du tarif et des primes afférentes, estimées à dix millions de francs guinéens par pèlerin à déduire du quota 2026.
Pourtant, non seulement beaucoup de pèlerins recalés n’ont pas obtenu leur visa, mais ils ne sont également jamais rentrés en possession de leur prime de 10 millions.
Affaire à suivre
Gbassikolo
Abdoul Latif Diallo
Journaliste d’investigation
Très très indépendant Voir moins

Écrire commentaire