Depuis l’aube de l’indépendance, la Guinée traîne un mal profond, un véritable cancer qui ronge silencieusement ses fondements : l’opportunisme de ses intellectuels et de ses élites. Plutôt que d’incarner la conscience critique et patriotique du pays, nombre d’entre eux se sont mués en profiteurs, guidés par l’égoïsme, le carriérisme et l’intérêt personnel. Ce mal collectif plus moral que politique, explique en grande partie pourquoi, depuis 1958, les promesses de...