Les Lilas-Bagnolet : les « Baras » réclament « un toit et des papiers »

LES LILAS, samedi 8 juillet. Manifestation des Baras, expulsés le 29 juin dernier de locaux à Bagnolet.

Sans-papiers, plusieurs dizaines d’immigrés d’Afrique de l’Ouest expulsés de leur dernier squat ont manifesté ce samedi dans la rue.

Devant les locaux murés du 72, rue Alazard, à Bagnolet, le cortège s’arrête quelques instants. « Nous ne voulons pas squatter toute notre vie, les autorités peuvent changer cette situation ! », clame un porte-parole dans son mégaphone.

Il y a un peu plus d’une semaine, 100 à 200 sans-papiers ont été expulsés des locaux qu’ils occupaient depuis plus de deux ans. Ce samedi, ils ont manifesté des Lilas à Montreuil, réclamant « un toit et des papiers », avec le soutien de quelques élus (PC et Parti de gauche) de Bagnolet, et de militants politiques et associatifs.

La plupart de ces hommes sont originaires d’Afrique de l’ouest, et ont fui la Libye, où ils travaillaient, au moment de la guerre de 2011. Parmi eux, Boubacar, 26 ans. Le jeune Malien est passé par l’Italie, avant d’arriver en France fin 2012 : « Je parlais français, je voulais trouver du travail et devenir comme les autres ici. » Boubacar et ses compagnons d’infortune sont passés de squat en squat : d’abord près du foyer Bara à Montreuil, puis dans des locaux d’entreprise à Bagnolet, avant de trouver refuge rue Alazard. L’expulsion avait été demandée par le propriétaire du bâtiment. « On dort sous l’autoroute maintenant, sur des cartons posés par terre », confie Boubacar.

G.B
leparisien.fr

Écrire commentaire

Commentaires : 0